Pourquoi votre micro dynamique manque de gain et comment y remédier

Pourquoi votre micro dynamique manque de gain et comment y remédier

LCREA Paris - Manufacture de microphones
Figure 1 Le Picomix branché directement sur le micro : l'amplification d'un préampli intégrée au connecteur XLR.
Vous avez investi dans un bon micro dynamique. Vous le branchez, vous poussez le gain de votre interface au maximum et le niveau reste faible. Pire : un souffle apparaît, ce bruit de fond continu qui pollue tout ce que vous enregistrez.

Ce n'est pas un défaut de votre micro. Ce n'est pas non plus une erreur de votre part. C'est un problème structurel, connu de tous les ingénieurs du son, et il a des solutions.

D'où vient le problème

Un microphone dynamique fonctionne sans électronique active : une membrane fait bouger une bobine dans un champ magnétique, et ce mouvement génère un courant. C'est un principe robuste, fiable, capable d'encaisser des niveaux sonores énormes sans distorsion, c'est d'ailleurs pour cela qu'on les utilise sur scène et en broadcast.

Mais ce principe a une contrepartie : le signal produit est très faible. Là où un micro statique délivre un niveau confortable, un dynamique sort un signal parfois dix à vingt fois plus faible.

Pour l'exploiter, il faut donc l'amplifier fortement. Et c'est là que les ennuis commencent.

Figure 2 Pousser le gain à la limite de l'interface amplifie le bruit propre autant que la voix.

Pourquoi le souffle apparaît

Tout préamplificateur ajoute du bruit. C'est inévitable : c'est de la physique, pas un défaut de fabrication.

Tant que vous amplifiez modérément, ce bruit reste très en dessous de votre signal et vous ne l'entendez pas. Mais quand vous poussez le gain à son maximum, ce que réclame un micro dynamique peu sensible, vous amplifiez le bruit autant que la voix. Le rapport entre les deux ne s'améliore pas : il se dégrade.

Sur une interface audio d'entrée ou de milieu de gamme, le phénomène devient audible autour de 55 ou 60 dB de gain. Or c'est précisément ce dont un SM7B ou un RE20 a besoin pour une voix parlée.

Autrement dit : ce n'est pas que votre interface est mauvaise. C'est qu'on lui demande de travailler à la limite de ses capacités.

Figure 3 Un préamplificateur JFET compact logé directement dans la fiche XLR.

Les trois solutions

1. Une interface avec de meilleurs préamplis

C'est la solution la plus évidente, et la plus coûteuse. Les interfaces professionnelles disposent de préamplis capables de fournir 65 à 70 dB de gain propre. L'avantage : vous améliorez toute votre chaîne. L'inconvénient : le budget élevé et le remplacement inutile si votre matériel actuel convient par ailleurs.

2. Un boîtier préamplificateur externe

Il se place entre le micro et l'interface, apportant 20 à 30 dB de gain propre. L'avantage : compatible avec toutes les interfaces. L'inconvénient : un boîtier à poser, deux câbles au lieu d'un, et un point de défaillance supplémentaire.

3. Un câble amplifié

Le principe est le même que le boîtier, mais l'électronique est intégrée dans le connecteur du câble. Vous remplacez votre cordon XLR, et le gain est là, alimenté par le 48V fantôme de votre interface. L'avantage : aucun encombrement. L'inconvénient : le gain est fixe.

Comment choisir

Si vous changez régulièrement de micro et travaillez avec plusieurs sources, une bonne interface reste l'investissement le plus polyvalent.

Si vous avez une configuration stable, un micro, une interface, un usage récurrent comme le podcast ou la voix off, la solution intégrée au câble est la plus simple et la moins encombrante.

Et si vous utilisez un microphone à ruban, un point supplémentaire mérite attention : ces micros sont particulièrement peu sensibles, et certains sont fragiles face à une alimentation fantôme mal gérée. Vérifiez que la solution retenue assure leur protection.


Ce que nous fabriquons

Nous avons conçu le Picomix en partant de la troisième approche : un cordon XLR intégrant un préamplificateur JFET, alimenté par le 48 V fantôme, qui apporte 15 à 18 dB de gain propre et protège les micros à ruban.

Nous l'avons fait parce que nous étions nous-mêmes confrontés au problème, et que l'idée d'ajouter un boîtier supplémentaire à une installation déjà chargée ne nous convenait pas.

Il est fabriqué à la main dans notre atelier bordelais, disponible en trois longueurs et sept coloris, à partir de 99 €.

Figure 4 Vue détaillée du circuit préamplificateur JFET logé directement à l'intérieur du connecteur du câble Picomix.

Offrez du gain propre à votre microphone

Un échantillon audio brut, avec et sans Picomix, est disponible sur la page produit. Ecoutez avant de décider.

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